L’astrologie, voie d’évolution spirituelle

L’astrologie propose un modèle du monde et de l’homme. Elle s’élève au niveau d’une voie spirituelle complète quand elle est accompagnée de sciences répondant aux besoins 2 et 3.

Trois sciences-mères se donnent la main

Jadis, l’astrologie ne cheminait donc pas seule. Comme les Frères de la Pureté l’avaient codifié au Xe siècle dans la civilisation arabe, elle était accompagnée de deux autres sciences-mères.

Les procédés qui favorisaient cette obstétrique spirituelle relevaient de l’alchimie.

Et comme nul ne se hisse au ciel en se tirant lui-même par les cheveux, un carburant particulier devait alimenter le processus. Ce feu céleste relevait de la théurgie (ou Magie divine).

Un pasteur gallois se désole du démembrement de l’astrologie

Dans le vocabulaire de l’époque, un pasteur gallois, Thomas Vaughan connu aussi sous le pseudonyme Eugène Philalèthe (1622-1666) se désolait déjà du démembrement qu’il constatait. La philosophie aristotélicienne, qui interprétait l’astrologie en termes « d’influences physiques des astres », en était la cause. Ce déguisement de "l'art de lire le message du ciel" en science naturelle a conduit au désastre quand la physique aristotélicienne s'est effondrée au XVIIIe siècle.

« En une époque plus savante du monde, lorsque la magie était mieux et plus généralement comprise, les professeurs de cet art la divisaient en trois parties : élémentale, céleste et spirituelle. La partie élémentale contenait tous les secrets de la physique [alchimie], la céleste ceux de l’astrologie, et la spirituelle ceux du divin [théurgie]. Chacune de ces parties en elle-même n’était qu’une branche, ou membre, mais une fois toutes trois réunies, elles étaient les Pandectes de la science.

Or, aujourd’hui, en celles-ci, personne ne peut te montrer aucune physique ou astrologie réelle ; de plus, ils n’ont même pas une langue ni un livre concernant le divin. La raison en est celle-ci : au cours du temps, ces trois sciences – qui n’opèrent pas de miracles sans union mutuelle et essentielle – furent, par mauvaise interprétation, démembrées et séparées, si bien que chacune d’elles fut considérée comme une faculté en soi. Or Dieu a uni ces trois choses en un sujet naturel, alors que l’homme les a séparées et placées en aucun sujet, sinon dans son propre cerveau, où elles sont demeurées sous forme de mots et d’imagination, et non en éléments substantiels et en vérité.

Dans cet état, les sciences devinrent mortes et vaines, elles ne produisirent rien que du bruit puisqu’elles étaient séparées – comme si tu démembrais un homme et que tu t’attendais à ce qu’une partie effectue ces actions que faisait la totalité quand il était en vie » (Thomas VAUGHAN, Œuvres complètes, La Table d’Émeraude, Saint-Leu-la-Forêt, 1999).

Lorsque, pour comprendre le signe du Bélier ou la planète Mars, l’apprenti astrologue s’en tient à une liste de qualificatifs comportementaux (impulsif, agressif, dynamique, etc.), comment ne pas être frappé par ce diagnostic : « demeurées sous forme de mots et d’imagination, et non en éléments substantiels et en vérité » ? Autrement dit, une astrologie désincarnée, faite de concepts.

Alors qu'il suffit de se brûler la main en la posant malencontreusement contre le four pour comprendre le Bélier (premier des signes de feu, domicile de Mars régent du feu, exaltation du Soleil qui régit la chaleur radicale)!

Mais quel était l’objectif ?

Nous avons précisé l'objectif dans des billets de blog antérieur, par exemple dans Les chakras d’occident. Il tient en une phrase: faire passer l’homme du biologique au spirituel, de l’homme ténébreux à l’homme lumineux, pour que le vieil homme accouche du Nouvel Homme.

Pour aller plus loin

Ces considérations sur les trois sciences-mères et la façon d’incarner notre compréhension du zodiaque sont développés dans le livre Confidences d’un astrologue, chap. Et le Verbe s’est fait chair.

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