Le septième chapitre de l'affaire des planètes


L'approche, c'est quand deux étoiles sont en un (même) signe et qu'elles sont droites en leur aller et que les grés de l'étoile légère soient moindres que les grés de l'étoile plus pesante qu'elle, et tant que ses degrés sont moindres elle est appelée approchante. Et quand elle est en un (même) gré avec lui, alors sont approchement est parfait. Et le commencement de l'approchement est quand il y a entre eux moins de 13 grés, et moins sont les grés, plus fort ce qu'elle enseigne sur lui et sur cette voie ; de cette voie est l'approchement dans les rayons de la clarté que sont les sept regards (aspects) ainsi que nous avons mentionné.

La conjonction est quand deux étoiles sont en un même signe et que chacune est en la force (orbe) du corps de l'autre ; alors elles sont appelées conjointes et quand ells sont en une même partie (minute ou degré ?), alors leur force est entière quant à ce qu'elles enseignent. Et si l'une est en la force de l'autre et que la seconde n'est pas en la force du corps de la première, alors elle n'est pas entière, car elle n'enseigne sur elle que près de la moitié. Et en semblance de quoi (par exemple) : soit l'éloignement entre la Lune et Saturne qui est de 8 grés devant ou derrière et donc chacun d'eux sera en la force du corps de l'autre. Et s'il y a entre eux 10 grés, alors Saturne sera en la force du corps de la Lune et non la Lune en la force du corps de Saturne. Et plus l'étoile légère va en conjonction de la pesante, plus sa force est grande que quand elle se sépare d'elle, même si elle est en la force de son corps.
Et si les deux planètes sont en deux signes et chacune d'elles en la force du corps de l'autre, il ne doit pas être dit sur elles qu'elles sont conjointes, parce qu'elles sont en signes divers : c'est le sens des Anciens. Et Abraham Even Azre qui a ajusté ce livre dispute cette idée, comme je l'expliquerai au Livre des Nativités. Et aussi les Anciens n'ont pas mentionné pour les étoiles souveraines qui sont en l'orbe des signes de combien est la mesure de leur force, sinon que Doronius (Dorothée) dit que c'est le quart du signe. Et le sens de ceux qui sont précis en cette science est qu'il est comme la mesure de la force du corps de la planète soit l'étoile souveraine de l'honneur (magnitude) premier ou second. Et la raison de la conjonction est quand deux étoiles ou plus se conjoignent, chacune d'elles ayant son orbe plus bas de l'orbe de son compagnon et quand il y a entre eux un gré et une partie (minute) vers l'orbe (cercle) des signes, alors l'étoile légère cachera la pesante à l'œil, car elle est rencontrée sous elle, s'il n'y a pas entre eux de largeur (latitude) au pourtour de l'imagination (écliptique) et je parlerai encore sur cela.

Le mêlement est quand une étoile se conjoint avec une autre et ce sont des planètes, alors il naîtra de la nature des deux étoiles une autre nature, ainsi pour Saturne et Mars, chacun d'eux est méchant (maléfique) ; quand ils se conjoignent, les Anciens on dit qu'ils enseignent sur le bien. Et le vrai est que chacun perturbe l'œuvre de son compagnon et par là le né sera garanti des dommages. Et donc ils enseignent sur le bien du fait qu'ils ne dommagent pas. Et Jupiter avec Saturne, c'est la grande conjonction, parce qu'ils sont deux souverains, et selon la force de chacun d'eux se montrera sa nature. Et Mars avec Vénus : leur conjonction est mêlée aussi, comme je l'expliquerai. Et la conjonction des planètes avec le Soleil est méchante pour eux, et la plus grave de toutes est pour Vénus et la Lune. Et Saturne et Mars sont aussi méchants pour le Soleil quand ils se conjoignent avec lui. Et Jupiter et Vénus bonigent et ne maligne pas. Et Mercure, par le nombre de ses mouvements et du fait qu'il est près du Soleil toujours, peu le dommagera quand il est dessous le Soleil ou dessus la termine de l'arson et quand l'étoile est empressée avec le Soleil, selon le sens des Anciens, elle a grande force, à tel point qu'ils ont dit, quand il en est ainsi avec Mercure, deux Mercures sont au ciel. Et Bertelmieu (Ptolémée) les tance et il a raison. Et la conjonction de la Lune avec Saturne et Mars est dommageante. Et si la conjonction est avec Saturne et que la Lune est au défaut de sa clarté (éclipse), alors c'est plus mal, et si s'accroît sa clarté, elle allégera le dommage, et le rebours de la chose si elle est conjointe à Mars. Et si la Lune est en force, ils rapetissent sa force et ne l'endommageront pas grandement.

Le regard, soit regard sixième ou tiers ou opposite comme je l'ai expliqué au tiers chapitre de ce livre et quand il est éloigné du regard de 12 grés. Et Bertelmieu dit 6, alors il est en la force (dans l'orbe) du regard. Et je te donnerais un exemple : s'il y a entre l'étoile et une autre 54 grés, il est en la force du regard sixième. Et quand l'éloignement entre eux est de 64 grés, alors il y a regard entier, et il enseigne parfaitement de toute chose qu'il enseigne pour lui et ainsi des autre regards.

Le départ est quand l'étoile légère dépasse l'étoile pesante d' 1 grés ou en conjonction ou en regard, et c'est sur deux voies car si c'est la légère qui se conjoint et se sépare d'une autre étoile, en conjonction ou en voie de l'un des regards, alors son mêlement sera avec l'autre étoile. Et si elle ne se conjoint pas à une autre étoile ni ne la regarde et s'il y a entre elle et la pesante en conjonction mois que la force de son corps, elle est encore en son mêlement, et en sus de cela le mêlement se sépare. Et tu dois regarder toujours les degrés qui sont droits (égaux) en ascensions. Et l'exemple est une étoile à 10 grés de l'Agneau (Bélier) et la seconde à 20 grés des Poissons, l'éloignement des deux de la ligne droite (équateur), et donc il doit en être ainsi comme s'ils étaient conjoints. Et une autre voie aussi quand ils sont en 1 gré que leurs heures tordues (obliques) sont égales comme 16 du Lion jusqu'à 14 du Bœuf (Taureau). Et cette raison est parce que l'éloignement du chef de l'Agneau ou des Balances est égal. Et il sont appelés conjonction droite. Et ceux dont l'éloignement est égal du point septentrion et de midi que sont le chef de l'Ecrevisse et le chef du Chevreau sont appelés conjonctions contraires (tropiques du Cancer et Capricorne).

L'aller seul est quand l'étoile se sépare de son compagnon de 15 grés en conjonction ou en regard sixième et elle ne se conjoint avec nulle autre étoile tant qu'elle est en ce signe ou que nulle étoile ne la regarde tant qu'il est après un regard entier, quelque regard que ce soit.

L'ataisement (position fèrale) : la planète se « tait ». C'est quand l'étoile est en un signe et qu'aucune étoile ne la regarde ni qu'elle se sépare d'aucune étoile, et à la Lune il arrivera ainsi par la hâte de son allure.

Le remuement est sur deux voies, l'une quand l'étoile légère se sépare de l'étoile pesante et se conjoint avec une autre étoile ou la regarde et donc elle translatera (transmettra) la force de la première étoile à la dernière étoile. Et la voie seconde, quand une étoile légère se conjoint avec une autre plus pesante qu'elle et une pesante avec une plus pesante qu'elle, et donc la planète moyenne translatera la clarté de la légère à la plus pesante qu'elle.

L'amassement (union) est quand deux étoiles ou plus se conjoignent avec une étoile, et donc l'étoile plus pesante prend tout.

Le retournement de la clarté est sur 2 voies : quand une étoile ne se conjoint pas avec une étoile ni que l'une ne regarde l'autre mais qu'elles se conjoignent toutes deux ou regardent une autre étoile et cette étoile regarde la maison dont elle est maîtresse ou l'étoile qui est requise, alors sa clarté retournera à celle qui est requise.
La voie seconde, que le sire (maître) du signe germinant ne se conjoint pas avec le sire de la chose requise ou qu'ils ne se regardent pas l'un l'autre ou qu'ils se séparent l'un de l'autre, et la lumière part de l'un à l'autre, ainsi est-ce compté comme si c'était une conjonction.

Et donner la force est que soit l'étoile est en sa maison ou en la maison de son honneur (exaltation) ou de sa triplicité ou en son termine (terme) ou en ses faces (décans) et se conjoint avec une autre étoile ou la regarde, elle donnera sa force même à l'autre.

Et donner la puissance, c'est qu'une étoile regarde un autre étoile d'un regard d'amour parfaite (trigone) ou de demi-amour (sextile), alors leur mêlement à toutes deux sera droit.

Et donner la nature, c'est quand l'étoile se conjoint avec le sire du signe qui est là ou le sire de la maison de son honneur ou le sire de son termine ou le sire de ses faces ou le sire de la triplicité, alors il donnera à l'étoile sa nature.

Et donner les deux natures est sur deux voies : l'une quand l'étoile est en un signe qui est à lui en prinçoiement (maîtrise ?) ou le regarde aussi comme Vénus avec Jupiter quand il est en Poissons. Et la voie seconde, quand l'étoile se conjoint avec l'étoile qui est de sa nature : les seigneurs du jour avec les seigneurs du jour, et les seigneurs de la nuit avec les seigneurs de la nuit.

Et la droiture, c'est-à-dire l'étoile qui est en la grandeur de son degré, et c'est une chevilles (angles) ou une des soupoies (maisons succédentes).

L'obliquité (la voie tordue) est quand l'étoile est en une des chéantes (cadentes). Le déviement (l'empêchement) est sur deux voies, l'une quand trois étoiles sont en un signe et que leurs degrés sont divers et que l'étoile pesante (lente) a plus de degrés, que la moyenne empêche la légère (rapide), que ses degrés sont moindres, de s'ajouter à la pesante jusqu'à ce qu'elle ait dépassé, et après cela Vénus se conjoindra avec lui. Et la voie seconde par le regard qu'on deux étoiles en un signe et la légère est conjointe avec la pesante et une autre étoile regarde cette étoile pesante de quelque regard que ce soit et donc l'étoile qui est avec elle obstruera (déviera) l'étoile regardante et détruira son affaire si l'on convient que leurs grés soient égaux, mais si les grés de l'étoile regardante (aspectante) soient plus prés du regard, le conjoignant ne pourra obstruer la regardante.

Et le retournement au bien. Sache que le retournement au bien est tel qu'une étoile se conjoint à une étoile qui est sous la clarté du Soleil, e donc le Soleil ne pourra recevoir la clarté par sa pauvreté et donc il retournera ; et encore une autre voie est qu'il se conjoint avec une autre étoile bonne par l'arrière et donc elle lui retournera ce qu'elle a reçu. Et le retournement au bien est à trois voies : l'une qui est celle qui est retournée en recevant le donneur. Et la seconde que la plus légère soit droite en son aller et la pesante ardente ou sous la clarté ou allant en arrière (rétrogradant). Et la tierce que ce soit l'étoile qui fait retourner en une des maisons chéantes et l'étoile dont la clarté lui est retournée en une des chevilles ou soupoies.

Et le retournement à mal est le rebours des trois voies susdites.

Et le perturbement est que soit une étoile est en la force du corps de l'autre et qu'elle ne soit avec lui en une partie (minute) elle retourne en arrière (rétrograde).

Et l'accident est que trois étoiles sont en un signe, l'une est légère et ses degrés nombreux, et la seconde est plus pesante ses degrés sont peu nombreux, et la tierce est plus légère que la première et se conjoint à la pesante et la légère se retourne la première, ses degrés sont nombreux en arrière et elle se conjoindra avec la pesante.

Et la déperdition est si l'étoile allant à se conjoindre est avec une autre étoile en un signe et avant que se conjoigne avec lui, la pesante se meut du signe, et se conjoint avec elle une autre étoile.

Et le taillement de la clarté est sur trois voies. L'une qui est l'étoile légère conjointe à une plus pesante qu'elle et les deux sont en un même signe, et l'étoile tierce en un second signe, et avant que l'étoile légère se conjoigne avec la pesante, l'étoile qui est au signe second retournera en arrière et entrera dans le signe où est la pesante et se conjoindra avec elle. Et donc elle taillera sa clarté de l'étoile première. Et la voie seconde qui est l'étoile légère conjointe à une étoile plus pesante qu'elle, et les deux sont en un même signe ; ainsi cette étoile pesante se conjoindra avec une autre étoile plus pesante qu'elle et, avant que la première n'atteigne la seconde, la seconde se conjoindra avec la tierce et la dépassera et tranchera la clarté de la première. Et la voie tierce que se conjoint une étoile qui n'est pas métier (nécessaire).

Et la suavité est que soit l'étoile est en puissance ou en bassesse et que avec une autre étoile se conjoint avec elle ou elle se conjoint avec l'autre et avec cette étoile est son ami ou sire de sa maison, ou il a pouvoir sur ce signe et lui transmettra sa puissance ou sa bassesse et le rendra suave.

Et la récompense (don de guerre) : cette étoile qui a transmis à la première son pouvoir ou sa bassesse, elle les retransmettra à l'autre étoile.

Et le reçoivement est quand l'étoile en conjonction ou en regard est avec une étoile qui est sire de sa maison ou sire de la maison de son honneur ou sire de la maison de sa triplicité ou de sa termine ou de ses faces, et elle reçoit cette étoile. Ou que se conjoint l'étoile avec une étoile et que la seconde étoile est en la maison qui donne la force ou en la maison de son honneur, c'est si le reçoivement ; mais si elle est en la maison de sa triplicité ou en sa termine ou en ses faces, elle ne recevra pas de reçoivement parfait. Mais si les deux pouvoirs se conjoignent, la triplicité avec le terme ou avec les faces et le regard tiers ou sixième, c'est aussi un reçoivement. Et aussi s'ils sont dans les degrés des signes qui son égaux en leur ascension.
L'étoile bonne reçoit la bonne, parce que leur nature est droite. Et Mars et Saturne se reçoivent l'un l'autre, si elles sont en regard sixième ou tiers et non dans les autrse regards. Et il y a un reçoivement fort, moyen et faible : le reçoivement fort est toujours la Lune avec le Soleil, car elle le reçoit dans tous les signes parce que sa clarté vient de lui, mais avec l'opposite (opposition) elle sera en travail et douleur et s'il est en un signe où elle n'a point de pouvoir, alors ce sont deux reçoivement ; et ainsi comme Mercure, quand il reçoit l'étoile du signe de la Pucelle, parce que c'est sa maison et la maison de son honneur ; donc ce reçoivement est entier. Et le reçoivement de maison, c'est le moyen. Et le reçoivement de triplicité ou de faces, c'est le faible.

La libéralité est quand il y a deux étoiles, chacune d'elles en la maison de son compagnon ou en la maison de son honneur ou en la maison de son pouvoir. Mais cependant l'une ne se conjoint avec l'autre ni ne la regarde, il y aura (cependant) entre eux reçoivement.

Et la ressemblance, c'est l'étoile mâle, de jour, sur la Terre, en signe mâle et en degrés mâles, et l'étoile femelle de nuit, sous la Terre et en signes femelles et en degrés femel es. Et si la chose est à rebours, ce qu'enseignera l'étoile n'est pas advenu.

Et la mitoyenneté est quand une étoile se sépare d'une étoile méchante en conjonction ou en regard, ou qu'il y ait une étoile bonne ou mauvaise en signe qui est devant elle et une autre étoile en signe qui est derrière elle et si le Soleil regarde l'étoile située entre les deux endommageants, il allégera beaucoup de dommage.

Et le prinçoiement (dignité), ce sont les trois étoiles souveraines qui sont orientales au Soleil depuis l'heure qu'il commence à être vu par l'œil ; alors elles sont en leur prinçoiement vaillant jusqu'à ce qu'il y ait entre elles et le Soleil un regard sixième et de là jusqu'au regard quart le degré de leur prinçoiement rapetissera, et de là jusqu'à l'étage (station) suivant, elles n'ont pas de prinçoiement. Et si ces étoiles sont orientales au Soleil et occidentales à la Lune, il n'existe pas de plus haut prinçoiement. Et pour les étoiles basses, leur prinçoiement commence dès qu'elles sont vues à l'Occident, après le coucher du Soleil, et la force du prinçoiement de Vénus et de Mercure dure jusqu'à ce qu'ils retournent en arrière, et s'il sont, quand ils sont orientaux au Soleil, occidentaux à la Lune, il n'est pas de plus haut prinçoiement.

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